Archive for juin, 2010

Ubuntu, ou Linux pour les êtres humains (ingénieurs)

Critiques Informatiques | Posted by jerry juin 29th, 2010
ubuntu

Toi aussi fait comme le logo : tourne en boucle et vire au rouge :D

Aujourd’hui, pour faire plaisir à mon Binome (en même temps c’est le seul lecteur) une critique sur Linux.

Pour raconter deux minutes ma vie je bosse en temps qu’animateur informatique dans une association, et l’idée c’est d’apprendre aux gens à se servir d’un ordinateur.Et accessoirement l’idée serait de promouvoir Linux… enfin bref.

Quitte à me faire insulter (toujours par mon binome) j’ai choisi Ubuntu et cela fait 3 ans que je suis les différentes versions développées (telles que « la buse leucémique » ou « le rat crevé »). Pour l’avoir installé sur plein de machines pourries je peux dire qu’au début c’était l’enfer (j’avais souvent des problèmes de résolution d’écran) mais il y a eu un grand progrès et depuis j’arrive à l’installer un peu partout sans avoir à taper dans lignes de code à la tar -xcfgc -9 -1 dans un terminal. Oui car bon pour refaire un parallèle avec mon boulot, le truc bien serait que les gens installent Linux chez eux facilement et qu’ils n’aient pas à me rappeler toutes les 5 minutes.

Bon j’étais du coup assez satisfait, c’est de plus en plus beau, assez réactif. Bon, certes les fameux effets 3D (cf les précédents post) ne sont pas encore tout à fait au point selon moi.

Dans l’idée de rendre ça encore plus facile à utiliser pour les gens, je me suis dit « tiens je vais installer KDE, ça ressemble à Windows ». Comme ça les gens qui utilisent le spécimen sur mon lieu de travail arriveront à l’éteindre plus facilement.Bien sûr j’aurais pu télécharger Kubuntu, mais bon j’en ai marre de cramer des Cd pour rien.

Je vais voir dans le gestionnaire de paquet, je tape KDE, mais rien sort de valable. Bien sur je pense à taper un apt-get install kde dans un terminal, mais je m’y refuse, étant donné que je m’étais précédemment donné des principes. Je vais voir sur le merveilleux site d’Ubuntu. Bon finalement je me suis fait avoir en tombant sur un article un peu naze qui m’a fait taper 500 trucs, faire 500 manips, redémarrer 15000 fois. Pour rien. Cela m’a pour dire un tantinet énervé. Je tape du coup la fameuse commande apt-get install kde. Et là ça marche. Pourquoi ils ont pas dit ça sur le site ? Je sais pas.

Épilogue : le truc marrant c’est que les boutons arrêter et redémarrer n’étaient pas présent dans le menu « démarrer » de KDE. Fallait encore faire une manip tordue pour les avoir.

Néanmoins j’ai confiance dans l’univers merveilleux du pingouin pour que tout ceci s’améliore, comme c’est le cas depuis toutes ces années.

Facebook, l’ultime malédiction (inca)

Critiques Informatiques | Posted by jerry juin 4th, 2010
facebook

Alors comme ça on voulait nous fausser compagnie ?

Chers amis du Blog,

J’ai récemment pris la décision de me désinscrire de Facebook, juste un peu après le jour où tout le monde s’est barré en masse car je ne l’ai pas fait pour les mêmes raisons. Je ne rentrerais pas dans les détails, je ne vous décrirais pas pour autant Facebook comme le mal absolu, comme le titre pourrait le faire penser. J’avais étrangement envie de parler des incas, car c’est une private joke qui faire rire mon binome et moi depuis bientôt 10 ans, et que je voulais être le premier dans Google si un blaireau tape « Facebook inca ». A noter qu’on aurait de superbes articles à faire en prenant les stats des mots clefs amenant au site rue.

Donc je me suis dit « allez je supprime mon compte, stop ». En fait déjà là c’était pas possible. On peut suspendre facilement son compte, mais pas le supprimer via un lien. Suspendre son compte ça veut dire que l’on apparait plus sur Facebook, mais si on veut revenir, ben il suffit de se reconnecter et tout sera comme avant. C’est cool mais déjà je sentais que c’était un peu pervers, trop simple, comme si la machine infernale prévoyait que tu aurais forcément des remords, et que tu n’aurais pas le choix. Je ne m’inquiétais pas outre mesure. Pour l’instant. Au passage pour supprimer son compte il faut aller dans l’aide et envoyer un mail aux admin, le truc qui comporte selon moi deux inconvénients majeurs :

● chiant

● pas fiable, après tout ton mail peut s’être « égaré »

Je commence l’étape de désactivation, terme qui fait penser à un grille pain que l’on envoie de bon cœur à la casse. Première chose que j’ai pas encaissé, il est obligatoire de donner une raison à son départ. Coup de bol il existe une case « autre raison », suivi d’un champ texte qui m’a laissé le loisir de les insulter.

Puis vint la séquence émotion, la tentative de me tirer une petite larme, digne des moments les plus attendrissants de confessions intimes : on me montre des photos de mes « amis », genre 4 ou 5, pas toujours très bien choisies, avec marqué en dessous : « vous allez manquer à : untel, unetelle, etc… »

Hélas cette habile stratégie aurait pu être couronnée d’un succès plus franc s’il n’avait pas été pioché une fille que je ne regretterais pas et mon propre frère. Si j’en venais à manquer à mon frère, je pense que ça voudrait signifier ma mort ou un truc du genre. Enfin bon peut être que j’interprète mal, mais j’avais l’impression d’assister à mon propre enterrement, ou que je partais vivre en ermite au Pérou.

Mais en tout cas cette portion de code php pourrait être améliorée pour choisir plus pertinemment les amis plutôt que de faire  un stupide random. Enfin bon, l’élite des codeurs ne se situe qu’à un seul endroit, alarue.org.

Bon donc j’appuie sur la confirmation finale, je reçois tout de suite un mail qui me dit que je suis auto-viré. Vient ensuite l’étape où j’ai supprimé l’entrée dans mon marque page, puis dans mon historique, parce que comme il était très simple d’y revenir, je sais que j’aurais pu cliquer par mégarde sur le bouton et me logger en deux secondes, la routine quoi. Sauf que après avoir fait ceci et relancé firefox, le site ne s’est pas effacé de la barre des sites rapides. Je vais voir dans l’historique, il y était encore. Là je suis passé à l’arme lourde j’ai supprimé tout mon historique, vérifié qu’il n’y avait plus rien, relancé le truc. Film d’horreur, il était encore là (avec les céréales lapin – le site qui a inventé l’humour – et grospixels, soit dit en passant). Je refais la manip 18 fois et à la 17ème il n’y était plus. Mais je m’attends quand même à le voir ressurgir. Même après avoir formaté. Non je plaisante, mais à un moment donné je suis allé jusqu’à penser qu’il fallait que je désinstalle firefox.

Bref, j’ai reçu quelques mails ou messages d’amis me demandant si j’étais parti vraiment (ou qui étaient inquiets de savoir si je les avait  bloqués, ce qui malgré tout m’a bien amusé). Bon pour la faire courte, j’ai même reçu un mail d’un pote me disant que je lui manquerais et que limite il ne comprenait pas. Et ce collègue est à mon avis à la base CONTRE l’esprit facebook  d’une mainmise unique et toutes les choses pas super nettes côté gestion et protection des données du dit site, même si au final il y est pour des raisons pratiques je pense.

Là j’ai commencé à imaginer le scénario du livre dont vous êtes à la rue 2, une société où des agents Smith dépêchés par Facebook mettrait des flingues sur les tempes de vos amis pour qu’ils vous supplient de ne pas quitter la matri(x)ce.

Maintenant, je m’enferme à double tour chez moi, et chaque fois que je croise un type avec des lunettes noires et un costard je tente de le poignarder en hurlant.

Voici ce qui devait conclure cet article, mais entre temps :

Dernière étape de la malédiction : j’étais en train de taper Facebook dans l’article et l’autocorrection l’a souligné en rouge. Au bout de quelques minutes le trait ondulé a disparu. Facebook contrôle le monde (et l’orthographe).

Re-dernière étape : une amie m’a envoyé un texto pour me demander si j’étais bien out de facebook PENDANT que j’écrivais l’article. Puis un autre pour me demander pourquoi (la grande question). Et un autre me demandant si j’allais devenir antisocial (et perdre mon sang froid, bien sûr cet ajout ne figurait pas dans le texto).

Purée.

Je me serais pété la jambe que je n’aurais pas eu droit à autant de sollicitude.

(bon ok, une semaine après j’étais de nouveau sur Facebook… je suis revenu en rampant et en demandant pardon.)