Dans la vie, il faut avoir une sorte d’hygiène mentale rigoureuse. C’est pour ça que tous les 6 mois, les lendemains de pleine lune, j’écris un article sur le fameux blog MONDIALEMENT CONNU d’alarue.org, le site qui va peut-être un jour s’auto-catalyser. J’imagine le MILLION d’internautes qui appuie tous les jours 5 fois sur la page refresh de son navigateur, et qui se lamente que le fameux binôme JRS ne partage pas une de ses mésaventures cauchemardesque dont tout le monde se sort grandit, comme après un épisode de la petite maison dans la prairie.
T'as vu tous ces gens qui payent pour nous voir rien glander ! lol non ?
Bref. J’avais envie d’écrire bref, mais maintenant avec la série bref on peut plus trop, on a l’impression de s’attaquer à une quasi propriété intellectuelle. Donc je dirais, donc.
Donc, j’avais récemment (re)vu Lost in Translation. Parlons une minute de ce dernier, si ça vous dérange pas (cherchez pas, vous avez pas le choix). Lost in Translation filmait avec assez de justesse le choc de culture et l’isolement. J’ai piqué ça sur Wiki – j’ai l’impression d’écrire un exposé sur les incas. Puis dans Lost in Translation, il y avait Bill Murray et son über-coolitude. Plus tard, je veux être Bill Murray.
Puis là je le suis mis à Somewhere, dernier film de Sofia Coppola, dont voici le résumé (allociné cette fois) :
Johnny Marco, auteur à la réputation sulfureuse vit à l’hôtel du Château Marmont à Los Angeles. Il va recevoir une visite inattendue : sa fille de 11 ans.
On pourrait penser qu’il va se passer des choses dans le film. En fait, il ne se passe rien. Ce n’est pas le résumé ci dessus, mais plutôt le spoiler. Il s’agit d’un tour de force artistique assez impressionnant : pendant 1h30 on se sent sous vide, tel un sachet de cacahouète. Le plus terrible c’est qu’on attend qu’il se passe quelque chose jusqu’au bout, la sueur au front. En fait rien, générique, et quedalle.
Là où je voudrais développer mon point de vue, c’est que c’est un film dont on sent qu’il a une certaine prétention, et qui cherche l’ultra minimalisme comme une sorte d’art absolu. Ouais je vais filmer mon super-acteur et sa coupe de cheveux, le regard perdu sur son canapé, buvant une bière, c’est trop deep parce que c’est le quotidien des gens un peu glandeurs-cool, et ça va être une sorte de miroir (sauf qu’on a pas de thunes et qu’on boit des panachés).
Les autres scènes sont toutes autant passionnantes. Le père joue à la Wii avec sa fille, filmé à l’arrache, mais volontairement ! Car là est vraiment toute la subtilité du film. Si un jour tu te filmes en train de manger tes pâtes après ta partie de counter – le tout en penchant un peu la caméra et à contre jour – tu peux fièrement t’auto-proclamer l’héritier de Coppola. Mais attention après il faudra dire que ouais, c’est l’immensité du vide abyssal du monde moderne, et de sa cruelle monotonique vicissitude que t’as filmé, et pas toi qui fout rien. Sinon tu risques de passer pour un tocard, de vanter la qualité d’une sorte de téléréalité transposée en film, et qu’en fait 2 millions de personnes en ferait tout autant avec leurs webcams.
On sent qu’on veut également nous faire accéder à un puissant abîme, donc on se renseigne un peu. Car oui, on en veut à la terre entière après le film. On découvre qu’en fait c’est un hommage que fait Sofia à son père, le réalisateur fameux – Francis Ford de son prénom – qui vivait reclus dans son château. Et qui devait conduire de grosses voitures, mais que voilà il est triste quand même. Attention je dis pas que l’argent fait forcément le bonheur, mais bon je vais pas pleurer non plus sur la solitude des gens qui ont trop de pognon. C’est donc un témoignage très personnel, car faut dire je n’ai pas de parent réalisateur millionnaire, comme 99,9% des gens en fait. On peut se poser la question de pourquoi partager un tel moment, à part pour se vautrer allègrement dans son égoïsme ou exorciser un pseudo trauma de son enfance ?
Mais il y a toujours du monde pour défendre ce genre de film. Alors si tu aimes la snobitude ou que tu trippes sur la vie des riches, tu pourras vite aller mettre à Somewhere 5 étoiles sur Allociné.
Pour fêter le premier spam apparu sur la page facebook de Forlorn Cry, Voici un petit article sur le blog d’alarue.org.
Le spam est pourtant une espèce commune, nuisible, ayant son habitat naturel sur le web, avec une préférence pour les climats instantanés tels que les e-mails. Mais ce spam-là a une saveur toute particulière. Je suis peut-être en retard sur le Web 2.0 et toutes ses merveilles, mais c’est la première fois que je vois un lien pointant vers une fausse page internet de news, elle-même pointant vers un site de mouise apparemment à l’origine du spam.
Alors vous pourrez lire le commentaire facebook sur l’image ci-contre/ci-dessus.
Bon allez je continue sur les jeux vidéos, pour mieux m’en éloigner ensuite, mais comme on dit « il faut battre le fer tant qu’il est chaud ».
Cela faisait des millions d’années que je voulais me remettre à Final Fantasy, j’en était resté au VII… mais étant sponsorisé par Radin&Radin j’ai attendu que le 13 soit en solde pour l’acheter.
Bon alors pour démarrer sur une note positive, les graphismes sont vraiment magnifiques. Incroyable d’être arrivés à ce niveau là de beauté dans un jeu vidéo. C’est lisse, fluide, coloré.
Bon ben voilà, ça y est. J’ai fini le côté positif. Ah non j’aime bien le thème musical de Sazh aussi.
Passons maintenant à tout ce qui m’a rendu dingue.
L’histoire : Franchement l’histoire est imbuvable, comme si on avait mélangé du Champagne avec du Tang. Le style très contrasté est surtout desservi par le fait de vouloir toucher à tous les publics : du jeune préado-manga-fan au vieux gamer. Mais le vieux gamer n’est pas dupe. L’histoire est tellement tirée par les cheveux dans le but de la faire vaguement durer que Raiponce elle même en serait jalouse. On en vient à avoir envie de sauter les cinématiques et d’appuyer frénétiquement sur les touches X comme on le fait tout le temps dans le jeu de toute façon.
Les personnages : En plus de porter des noms débiles – « Hope », « Snow » – faisant preuve de l’imagination débridée des scénaristes – les personnages n’ont aucun charisme. Leur comportement et leur caractère est plus que variable au cours de l’aventure, ce qui fait qu’on ne les comprend jamais. Ou alors ils ont tous une double personnalité. Alors que l’on a déjà du mal à accrocher à l’histoire, les personnages sont de vrais boulets.
Je pense que la plus insupportable est Vanille, ciblant la partie « otaku » du public. Pas de chance, Vanille est un perso qui a le sort le plus puissant, et qu’on va donc devoir se taper en boucle.
On pourrait peut être se rabattre sur l’héroïne, Lightning, qui même lorsqu’elle essaye de sortir de son mutisme profond et de faire une séquence émotion, nous fait autant d’effet qu’un morceau de bois mort au fond d’une cheminée. Je sais pas pourquoi du bois mort. C’est de sa faute. En fait c’est juste l’héroïne car elle a le meilleur chara design,quoique depuis le 12 ils se foulent plus trop au niveau de l’innovation. Mais quel gâchis, la palette d’expression des héros est pourtant énorme, et avec deux pixels qui se couraient après ils faisaient cent fois mieux dans final 7… Ah au fait les persos ne sont que 6, parce que bon après fallait trouver des noms comme « pyjama » ou « purée-en-boite » et que ça n’allait pas forcément passer.
Les monstres : Parfois on se bat contre des flambys jaune moutarde, puis après on se bat contre des démons cornus ignobles aux couleurs sombres. Allez parler de cohérence de l’univers médiéval futuro-fantastique proposé après ça, oscillant entre sérieux et délirant sans vraiment proposer de transitions… Quoique quand on y pense, être mangé par des flambys, n’est ce pas un horrible destin ? Et d’où viennent ces flambys ? Qui a tiré la languette ? Si un flamby se battait contre un petit suisse, qui triompherait ? Le monde serait il meilleur si un flamby devenait président ?
La progression : Tu cours tout droit. Pas de villages, juste de bornes ou acheter du stuff. Puis après tu recours tout droit. Comme le jeu n’est pas très profond au niveau du gameplay des combats (j’y viens), il se paye même le luxe d’en verrouiller les quelques facettes au début, histoire de faire entrer peu à peu une pseudo dimension tactique et de réfléchir un tout petit peu quand même parfois.
Les combats : Alors on appuie sur X quatre fois. Puis on appuie sur X quatre fois. Des fois je me suis surpris devant le jeu, main droite tendue, à marteler la touche, cerveau unplugged, la bave aux lèvres… heureusement qu’on a 2000 boutons. Chaque persos ont des rôles précis, comme Attaquant Mage ou Soigneur, et maitrisent plusieurs de ces rôles. MAIS pour pouvoir soigner alors que l’on est en mode combattant, il faut alors changer de rôle. On appuie sur L1, ce qui soulagera le pouce de la main droite quelques secondes. Les persos tournent sur eux même un peu comme dans bioman, entourés par une lueur, et hop voilà je peux soigner. Et pourtant, une seconde avant notre perso était à moitié en train de claquer, vampirisé par une chauve souris, là il fait un petit tour histoire de se vider de son sang et d’arroser ses copains au passage. Ou parfois il tourne sur lui même alors qu’il se fait tabasser par trois soldats CRS qui lui mettent des coups de matraque. Si au moins ça le faisait esquiver avec style… Non.
Conclusion : Un jeu qui ne titillera pas trop l’imagination des plus jeunes. Après comme dans tout RPG faut y passer des heures pour monter ses persos de niveau, alors qu’on les déteste presque tous.
Le plus marrant c’est que l’on n’a même pas envie de finir le jeu, pour pouvoir rester dans sa seule partie non linéaire qui offre des petits défis et qui donnent enfin l’impression qu’on interagit avec l’environnement proposé, et non pas qu’on subit tout ce que l’on nous propose. Cela arrive après 45 longues heures de torture. On est tellement limités au début que l’on a l’impression de jouer à une démo et le peu de nouveautés proposées en cours sont très maigres. Puis ça fait bizarre. Comme si le jeu se foutait de toi au début pour te faire une blague. Juste pendant 30 heures, parce que sinon c’était pas marrant. Surement une technique pour amadouer les testeurs de jeux vidéos qui ont la mémoire courte.
Pas de chance, je porte le collier du chômeur, celui qui immunise contre les sorts naïveté doublé d’escroquerie. Item rare, que je ne revendrais pas sur Ebay.
Il y a longtemps je lisais la première page d’un Guitar Part, qui parlait de Muse comme du prochain groupe qui transcenderat le rock, ou un truc comme ça.
Comme je découvre souvent les groupes entre 5 et 50 ans après leur sortie (5 pour Sonata Arctica, 50 pour John Lee Hooker, en gros), je n’avais aucune idée de qui était Muse.
J’entendis pour la première fois le groupe avec Sing For Absolution à la radio. J’écoute jamais la radio. Bref.
Tout ça pour dire qu’un concert de Muse a sa raison d’être en DVD, contrairement à… la plupart de ce qui se fait en musique médiatique de nos jours, qui n’a d’ailleurs même pas sa raison d’être en CD non plus.
Et le concert à Glastonbury ici présent, lors de l’Absolution Tour, du nom de l’album Absolution, 3ème album studio du groupe, est le premier live que j’ai pu voir.
Mais… Autant parler des 3 à la fois. Car il y a actuellement 3 lives de Muse en CD/DVD. Lire la suite…
Chers amis du blog. Pour fêter notre mise à jour magistrale du site, qui a consisté une fois de plus à faire style qu’on bossait, voici un nouvel article.
Le sujet du jour : « l’évolution » des jeux vidéos.
J’ai grandi avec les consoles nintendo (NES, SNES) et les heures de jeux passionnées qui ont bercées cette enfance sont juste innombrables. J’ai envie de m’égarer et de raconter les anecdotes les plus mémorables qui me viennent à l’esprit.
- J’étais tellement accroc que ma mère – qui employait le terme intoxiqué - me disait souvent, l’air dépité « Tu me désoles ». Ce à quoi je répondais « Hé ben moi, je me console », faisant preuve d’un esprit si vif, me caractérisant déjà dès lors (lol).
- Quand j’ai fini mon premier jeu vidéo (double dragon II pour les connaisseurs), je suis allé le raconter aux voisins tellement que j’étais excité. Les pauvres. Et pauvre de moi aussi.
- Cette toxicomanie précoce m’a valu comme punition la technique de torture la plus atroce à laquelle un parent pouvait soumettre un enfant, celle dite de la cache des manettes. Heureusement les cachettes n’étaient pas trop complexes, généralement le panier à linge (propre, même si le sale ne m’aurait pas fait peur). Le tout étant de ne pas se faire choper et d’espérer que le timing maternel pour faire les courses de la semaine restait bien le même (35 minutes environ) pour les parties en son absence.
- A force de changer la péritel entre le magnétoscope et la console (ce qui donnait encore un argument à mon père pour détester les consoles), la connectique commença à s’user fortement, l’image devenant verte ou rose fushia par moment. Heureusement cela me permit de faire intervenir mon génie bricoleur, en posant une pierre suffisamment lourde sur la prise en question, cela semblait marcher bien mieux.
Pour l’adolescence, la télé étant brulée, les consoles furent vendues, tragédie sans précédent dans mon petit monde. J’allais devenir un paria pour mes amis. Je ne me suis pas suicidé sur le coup, pouvant malgré tout prendre ma dose en m’incrustant à droite à gauche. Et mon calvaire s’acheva, car peu de temps après ils achetèrent un ordinateur pour le travail de mon paternel, qui me permit de rester dans le merveilleux monde vidéo ludique (le problème du mot de passe de session fut assez vite réglé, celui du fait que l’ordi était dans la chambre de mes parents fut plus coriace).
Je finis pour ce passage un peu personnel, certes, mais qui aura pour mérite d’introduire de façon juste les conditions dans lesquelles je me trouve pour écrire cet article. Ayant désormais un boulot un peu fixe et un appart’, je me suis fait le plaisir d’acheter une console flambante neuve, en espérant retrouver ces merveilleux souvenirs d’enfance. Car question jeux, nous avons été vraiment gâtés pourris ! Zelda, Mario, j’en passe et des meilleurs.
Hélas, mille fois hélas, plus le temps passe et plus j’ai envie de hurler à la mort quand j’achète un jeu. Je pense que cet extrait des Simpson’s résume parfaitement la chose.
Par quoi commencer ?
Allez, les progrès de la technique. Ah ouais c’est sûr, magnifique la qualité de l’image, les écrans d’accueil cinématiques… Mais que ça RAME !!! C’est insupportable ! Quand j’allume ma télé, lance ma console et démarre un jeu, il me faut attendre à moins une bonne minute, avec marqué « chargement… chargement… chargement ». Avant, avec ma NES, j’enfonçais rageusement la cartouche dans la boite, et bim je jouais. J’ai jamais rien demandé d’autre à personne en fait.
Personnellement, j’ai l’impression d’être un dinosaure quand j’ai une manette « nouvelle génération » dans les mains. J’ai horreur des sticks analogiques, imprécis au possible et à mon avis mal pensés. Et pourquoi 2000 boutons ? Surement pour pallier à l’imagination complètement flinguée des producteurs de jeu ? Pourquoi le dernier street fighter est immonde à jouer ? J’ai l’impression de taper dans le vide à chaque coup.
Sans transition, parlons de ces merveilleux nouveaux matériaux détecteurs de mouvement (Wii, etc…) : mais comment on peut acheter une chose pareille ? C’est amusant deux secondes, sous l’effet de la surprise. Mais après, où ranger tout ceci, les boites à chaussures étant parfois trop étroites. Je suis scandalisé que cela ai pu se vendre autant, et je pense que 90% des personnes regrettent. Quand je vois les pubs à la télé, j’ai envie de lyncher les pseudos acteurs bidons à coups de manettes à coins carrés (celles qui te forgent un homme). Je pense que c’est ce que l’on fait de plus mauvais en ce moment, les jeux n’ont aucune profondeur, répétitifs à mort, et pourtant tous les constructeurs se lancent dedans. Ça va en faire du bordel dans les vides ordures. Parce que pour sur, ça se vendra à la noël.
La variété proposée dans les jeux donne la nausée : tous les jeux de guerre (call of duty, medal of honor, battlefield) les beat ‘em all (god of war, le pouvoir de la force, le dernier castlevania, dante’s inferno) se ressemblent trait pour trait. T’en achètes un, tu peux décemment plus jouer aux autres. Ou alors il faut être un abruti ou riche et s’acheter des jeux pour déconner. L’originalité n’est absolument plus une valeur : tout consiste en une repompe de ce qui fait le succès de l’autre. Cela réduit déjà considérablement les catalogues de titres, plutôt maigres. Je peux vous mettre au défi de vous montrer trois images de jeux de guerre différents – vous ne pourrez pas faire la différence.
Passons maintenant à l’évolution des jeux. Ah c’est sur c’est toujours plus beau. En fait on ne devrait plus jouer aux jeux vidéo, mais regarder les jeux vidéo. Quand on voit la durée de vie de certains, avoisinant les 5 heures totale d’éclate, on se dit que l’on a inventé le jeu jetable.
Puis généralement le contenu, le gameplay, le fun est vraiment écrasé par les graphismes. Prenons un premier exemple, pro evolution soccer, que j’achète comme un abruti depuis 3 ans, et qui m’amuse chaque année de moins en moins. Je pourrais faire une critique entière dessus, mais je serais bon pour l’asile d’Arkham après. Plus le temps passe, plus les visages sont magnifiquement reproduits. Plus les joueurs sont impossibles à manier, lourds, comme des statues, et plus beau encore, plus l’intelligence artificielle baisse. Au final la majorité des buts sont marqués grâce à des bugs énormes, comme si les joueurs avaient leurs cerveaux qui s’évapore au plus mauvais moment. Et prenons aussi par exemple le cas de la règle de l’avantage, qui marchait il y a 4 ans et qui a littéralement disparue. On ampute tout un jeu d’une règle qu’il y avait pourtant. Ça avait été programmé de façon efficace, puis du jour au lendemain plus rien. Mais bon, heureusement le sourire de Messi et son brushing sont quasi parfaits.
Autre monument du jeu vidéo, Mario Kart. Sur super nintendo, le plaisir est là à chaque partie, dérapages, sensations de vitesse. Sur toutes les versions d’après, l’impression de conduire des tanks montés sur rails. A croire que le jeu ne compte plus du tout sur le pilotage comme facteur de victoire de la course (!!), mais tout est misé sur le bourrinage avec les carapaces de tortue, ce qui est une énorme erreur. Le peu d’options ajoutées sont aussi enthousiasmantes que le dernier cd de Nolwenn Leroy. A part le fait de jouer à 4. Mais pourquoi personne ne peut arriver à refaire ça. Ça me tue.
Prenons d’autres exemples marrants, qui font légions désormais, la règle du « c’est la suite, et on arrache tout ». Civilization V, sorti récemment, propose 8 peuples (je crois, de tête). Le IV en proposait une trentaine !! Mais on se moque de qui ? Sinon oui, la cinématique d’ouverture est géniale… Heroes V, proposait moins de races et d’artefacts que le III à ses débuts… comment ne pas être écœuré, on est trop bons pour avoir du contenu… J’en passe et des meilleures. J’en ai des wagons comme ça.
Et prenons l’apport du progrès que nous apporte le fait de pouvoir sauvegarder toutes les deux secondes… Le jeu maintenant DOIT se finir, comme s’il fallait qu’il se justifie… Combien d’échecs cuisants j’ai subi lors de ma jeunesse ? Avez vous déjà joué à Battletoads sur super nintendo ? Fait décoller plusieurs fois d’affilée la fusée à Tetris ? Ça aussi ça forge les caractères, ça te mets à genoux devant la machine. C’est que du bon. Désormais quand j’insulte la machine c’est vraiment de la colère froide via les bugs incessants, et non plus de l’excitation.
L’heure est à la conclusion. Enjolives t’on toujours le passé ou sommes nous devenus blasés ? Avons nous moins le temps ? Pourquoi je pourrais encore finir mario world s’il fallait, plutôt que de me retaper le dernier tomb raider, malgré que désormais Lara C. ruisselle après avoir plongé dans une flaque d’eau ?
Pas vraiment de réponses, et s’il en avait fallu une, j’aurais plutôt choisi de faire une critique sur « pourquoi doit on préférer les ravioles aux gnocchis à poêler ». La vérité est ailleurs. And I want to believe.
PS : merci aux sites grospixels, joueur du grenier, et NES pas.
Allez, un petit article sur le blog. kadokado est un des (nombreux) sites de jeux en flash, certes avec des jeux développés avec un savoir-faire non discutable, mais avec des petites subtilités pour se faire du pognon sur le dos des joueurs les plus riches et addicted. C’est un site réalisé par Motion Twin.
Motion Twin, le capitalisme communiste
Il y eut Games Workshop. Il y a maintenant Motion Twin. Games Workshop avait trouvé qu’on pouvait vendre des figurine de modélisme non-peinte, et les vendre plus cher que celles peintes, juste en disant qu’en fait elles sont « personnalisable », et en plus vendre des peintures spéciales à part.
Toi aussi fait comme le logo : tourne en boucle et vire au rouge
Aujourd’hui, pour faire plaisir à mon Binome (en même temps c’est le seul lecteur) une critique sur Linux.
Pour raconter deux minutes ma vie je bosse en temps qu’animateur informatique dans une association, et l’idée c’est d’apprendre aux gens à se servir d’un ordinateur.Et accessoirement l’idée serait de promouvoir Linux… enfin bref.
Quitte à me faire insulter (toujours par mon binome) j’ai choisi Ubuntu et cela fait 3 ans que je suis les différentes versions développées (telles que « la buse leucémique » ou « le rat crevé »). Pour l’avoir installé sur plein de machines pourries je peux dire qu’au début c’était l’enfer (j’avais souvent des problèmes de résolution d’écran) mais il y a eu un grand progrès et depuis j’arrive à l’installer un peu partout sans avoir à taper dans lignes de code à la tar -xcfgc -9 -1 dans un terminal. Oui car bon pour refaire un parallèle avec mon boulot, le truc bien serait que les gens installent Linux chez eux facilement et qu’ils n’aient pas à me rappeler toutes les 5 minutes.
Bon j’étais du coup assez satisfait, c’est de plus en plus beau, assez réactif. Bon, certes les fameux effets 3D (cf les précédents post) ne sont pas encore tout à fait au point selon moi.
Dans l’idée de rendre ça encore plus facile à utiliser pour les gens, je me suis dit « tiens je vais installer KDE, ça ressemble à Windows ». Comme ça les gens qui utilisent le spécimen sur mon lieu de travail arriveront à l’éteindre plus facilement.Bien sûr j’aurais pu télécharger Kubuntu, mais bon j’en ai marre de cramer des Cd pour rien.
Je vais voir dans le gestionnaire de paquet, je tape KDE, mais rien sort de valable. Bien sur je pense à taper un apt-get install kde dans un terminal, mais je m’y refuse, étant donné que je m’étais précédemment donné des principes. Je vais voir sur le merveilleux site d’Ubuntu. Bon finalement je me suis fait avoir en tombant sur un article un peu naze qui m’a fait taper 500 trucs, faire 500 manips, redémarrer 15000 fois. Pour rien. Cela m’a pour dire un tantinet énervé. Je tape du coup la fameuse commande apt-get install kde. Et là ça marche. Pourquoi ils ont pas dit ça sur le site ? Je sais pas.
Épilogue : le truc marrant c’est que les boutons arrêter et redémarrer n’étaient pas présent dans le menu « démarrer » de KDE. Fallait encore faire une manip tordue pour les avoir.
Néanmoins j’ai confiance dans l’univers merveilleux du pingouin pour que tout ceci s’améliore, comme c’est le cas depuis toutes ces années.
Alors comme ça on voulait nous fausser compagnie ?
Chers amis du Blog,
J’ai récemment pris la décision de me désinscrire de Facebook, juste un peu après le jour où tout le monde s’est barré en masse car je ne l’ai pas fait pour les mêmes raisons. Je ne rentrerais pas dans les détails, je ne vous décrirais pas pour autant Facebook comme le mal absolu, comme le titre pourrait le faire penser. J’avais étrangement envie de parler des incas, car c’est une private joke qui faire rire mon binome et moi depuis bientôt 10 ans, et que je voulais être le premier dans Google si un blaireau tape « Facebook inca ». A noter qu’on aurait de superbes articles à faire en prenant les stats des mots clefs amenant au site rue.
Donc je me suis dit « allez je supprime mon compte, stop ». En fait déjà là c’était pas possible. On peut suspendre facilement son compte, mais pas le supprimer via un lien. Suspendre son compte ça veut dire que l’on apparait plus sur Facebook, mais si on veut revenir, ben il suffit de se reconnecter et tout sera comme avant. C’est cool mais déjà je sentais que c’était un peu pervers, trop simple, comme si la machine infernale prévoyait que tu aurais forcément des remords,et que tu n’as pas le choix. Je ne m’inquiétais pas outre mesure. Pour l’instant. Au passage pour supprimer son compte il faut aller dans l’aide et envoyer un mail aux admin, le truc qui comporte selon moi deux inconvénients majeurs :
● chiant
● pas fiable, après tout ton mail peut s’être « égaré »
Je commence l’étape de désactivation, terme qui fait penser à un grille pain que l’on envoie de bon cœur à la casse. Première chose que j’ai pas encaissé, il est obligatoire de donner une raison à son départ. Coup de bol il existe une case « autre raison », suivi d’un champ texte qui m’a laissé le loisir de les insulter.
Puis vint la séquence émotion, la tentative de me tirer une petite larme, digne des moments les plus attendrissants de confessions intimes : on me montre des photos de mes « amis », genre 4 ou 5, pas toujours très bien choisies, avec marqué en dessous : « vous allez manquer à : untel, unetelle, etc… »
Hélas cette stratégie habile aurait pu être couronnée d’un succès plus franc s’il n’avait pas été pioché une fille que je ne regretterais pas et mon propre frère. Si j’en venais à manquer à mon frère, je pense que ça voudrait signifier ma mort ou un truc du genre. Enfin bon peut être que j’interprète mal, mais j’avais l’impression d’assister à mon propre enterrement, ou que je partais vivre en ermite au Pérou.
Mais en tout cas cette portion de code php pourrait être améliorée pour choisir plus pertinemment les amis plutôt que de faire un stupide random. Enfin bon, l’élite des codeurs ne se situe qu’à un seul endroit, alarue.org.
Bon donc j’appuie sur la confirmation finale, je reçois tout de suite un mail qui me dit que je suis auto-viré. Vient ensuite l’étape où j’ai supprimé l’entrée dans mon marque page, puis dans mon historique, parce que comme il était très simple d’y revenir, je sais que j’aurais pu cliquer par mégarde sur le bouton et me logger en deux secondes, la routine quoi. Sauf que après avoir fait ceci et relancé firefox, le site ne s’est pas effacé de la barre des sites rapides. Je vais voir dans l’historique, il y était encore. Là je suis passé à l’arme lourde j’ai supprimé tout mon historique, vérifié qu’il n’y avait plus rien, relancé le truc. Film d’horreur, il était encore là (avec les céréales lapin – le site qui a inventé l’humour – et grospixels, soit dit en passant). Je refais la manip 18 fois et à la 17ème il n’y était plus. Mais je m’attends quand même à le voir ressurgir. Même après avoir formaté. Non je plaisante, mais à un moment donné je suis allé jusqu’à penser qu’il fallait que je désinstalle firefox.
Bref, j’ai reçu quelques mails ou messages d’amis me demandant si j’étais parti vraiment (ou qui étais inquiets de savoir si je les avait bloqués, ce qui malgré tout m’a bien amusé). Bon pour la faire courte, j’ai même reçu un mail d’un pote me disant que je lui manquerais et que limite il comprenait pas. Et ce collègue est à mon avis à la base CONTRE l’esprit facebook d’une mainmise unique et toutes les choses pas super nettes côté gestion et protection des données du dit site, même si au final il y est pour des raisons pratiques je pense.
Là j’ai commencé à imaginer le scénario du livre dont vous êtes à la rue 2, une société où des agents Smith dépéchés par Facebook mettrait des flingues sur les tempes de vos amis pour qu’ils vous supplient de ne pas quitter la matri(x)ce.
Maintenant, je m’enferme à double tour chez moi, et chaque fois que je croise un type avec des lunettes noires et un costard je tente de le poignarder en hurlant.
Voici ce qui devait conclure cet article, mais entre temps :
Dernière étape de la malédiction : j’étais en train de taper Facebook dans l’article et l’autocorrection l’a souligné en rouge. Au bout de quelques minutes le trait ondulé a disparu. Facebook contrôle le monde (et l’orthographe).
Re-dernière étape : une amie m’a envoyé un texto pour me demander si j’étais bien out de facebook PENDANT que j’écrivais l’article. Puis un autre pour me demander pourquoi (la grande question). Et un autre me demandant si j’allais devenir antisocial (et perdre mon sang froid, bien sûr cet ajout ne figurait pas dans le texto).
Purée.
Je me serais pété la jambe que je n’aurais pas eu droit à autant de sollicitude.
(bon ok, une semaine après j’étais de nouveau sur Facebook… je suis revenu en rampant et en demandant pardon.)
Google, ce cher allié de tout internaute libre et avide de connaissances soigneusement sélectionnées pour nous grâce aux système d’annonces publicitaires.
Google, qui a piqué aux ruemens leur but ultime (avec « abolir l’argent »), qu’eux-mêmes avaient piqué à Minus et Cortex: « Conquérir le monde ».
Google. Qui sait comment on fait du business, du vrai.
L'avenir du pognon: le pognon virtuel.
Google, donc, m’a plusieurs fois envoyé de l’argent. Mouahaha, non, que dis-je, une sorte de bon d’achat, ou de ticket resto pour lancer une campagne de pub pour le site rue. (alarue.org, oui, le site là où vous êtes maintenant tout de suite).
J’ai toujours eu envie d’essayer d’utiliser ce pognon virtuel, mais j’avais jamais eu la présence d’esprit d’essayer avant la date de péremption du bon d’achat. Alors, cette fois, je me suis dit: « allez, on va essayer d’utiliser les 75 euros* offerts pour lancer une campagne de pub pour alarue.org, ça sera un grand moment. » Ouais enfin je me suis dit un truc qui voulait dire plus ou moins ça.
BREF.
Cette fois je le note dans mon calendrier Ical (non, pas sur Iphone, j’en ai pas, bande de critiques). Et cette fois j’arrive à l’utiliser avant la première date de péremption (après cette date la somme tombe à 50 euros). C’était il y a à peu près une heure. Date de péremption qui se trouve être « avant le 28 février ». En gros, la date de péremption c’est dans 5 minutes.
BREF (2).
Et là, que d’aventures. Déjà la connexion à internet, s’avère délicate, puisque n’étant pas chez moi, j’ai le choix entre un réseau partagé d’une Neuf Box d’un appart’ à côté ou le réseau Wifirst de l’immeuble. Mon ami le réseau Neuf, bien que capté par mon mac à pleine puissance Wifiesque, ne veut rien afficher. Un peu comme si…. ça marchait pas. Bref reste wifirst. Qui, certes, rame un peu, mais aujourd’hui ça va.
Non, non, le gros du problème… C’est google. Arrivé sur la page adwords. J’essaie naïvement de me connecter avec le login et pass adéquat. Que nenni! On ne se connecte pas à adwords avec un compte gmail ou de n’importe quelle autre service google. Un gros message rouge vous le rappelle. Mais, google dans sa grande bonté, vous propose de tout mettre en ordre pour que vous puissiez vous connecter à adwords.
J’arrive alors sur une page où on me demande poliment, tel un maître d’hotel dans un resto à 500 euros les 3 grammes de farine+levure (comprenez: du pain): « voulez-vous utiliser votre login/mot de passe des autres services google pour adwords » et deux trois autres questions.
Une fois le formulaire validé… Oh, merveilleux prodige… Je me retrouve sur la page d’accueil, avec mon fameux message rouge qui dit qu’il est pas possible d’utiliser le compte google d’autres services, etc. etc. etc.
Mais déjà le problème principal pointait à l’hoziron de mon écran d’ordi: ça rame. Et ça rame, et pas qu’un peu. Ca rame même beaucoup. Ca rame même tellement que MacOSX me dit qu’il n’y a plus de place sur le disque dur. Et quand mac vous sort ce message, c’est que dans les infos du disque la capacité est à 0 Ko.
Je me dit « étrangeté que tout ceci ». Puis entre deux pensées d’agression envers google, je me dis que peut-être, comme j’ai mis qques photos en plus sur l’ordi, quelques fichiers WAV pour bosser des enregistrements, avec deux ou trois vidéos, peut-être (je dis bien peut-être) c’est ça qui a pris plus de place que ce qu’il me semblait.
Pauvre Naïf.
Donc je supprime tant bien que mal ce que je peux. Je récupère qques centaines de Mo. Parallèlement, google ne veut toujours pas me connecter. Puis, enfin, en changeant de navigateur (non, pas firefox) j’en arrive à une page où on me propose – enfin – de rentrer deux ou trois infos: le pays, la devise pour payer.
Et là… Retour à la case login. Toujours ce fameux message rouge désormais aussi célèbre que les béruriers sont noirs.
Alors, tel Indiana Jones qui serait perdu dans le labyrinthe de la montagne de feu, je clique on ne sait où sur la doc d’adwords ou quelque part. Et sans trop savoir comment ou pourquoi, je passe par des warp zones et arrivent enfin sur un semblant de page d’accueil de google adwords, là où on peut lancer une campagne de pub.
Alors regardant une dernière fois le 7 et le 5 juxtaposés au symbole « € » dans le soleil couchant (déjà couché en fait) je me casse de ces pages google de daube.
Ah oui, j’avais oublié: le navigateur avait planté entre temps, j’avais du tout relancer. Et ce, sans aucune trace de Flash dans la page, me semble-t-il. Exceptionnel.
Quoiqu’il en soit en fermant cette page j’aurais au moins appris quelque chose de primordial: il me reste en fait 1,7Go sur le disque dur. Errare google est.
Bon voilà. Je voulais partager ce grand moment de finances, et quoi de mieux que le blog d’alarue.org que personne ne lit à part binome et moi (et les multiples spammeurs qui laissent des commentaires pourris)?
Allo maman ? T'avais raison actrice c'était pas vraiment une bonne idée !
Bonjour à tous, amis fidèles du blog, en même temps avec le site rue la fidélité ça coute pas cher étant donné le rythme soutenu d’écriture du « bureau ».
Ben voilà j’ai vu un film naze, ça arrive souvent, mais là c’était assez puissant, donc ça méritait de passer sur le terrible échafaud des critiques du 7ème art avant gardiste alternatif, enfin le site rue, enfin nous quoi. On a les vengeance que l’on peut.
On vit quand même une époque formidable, je me sens d’ailleurs tel un sauveur de l’humanité, en me disant que je vais peut être rendre un fier service à la plèbe qui au lieu de claquer 9€ au p***** (plus 5€ les 15cl de coca) pourra économiser pour acheter une maison au bout de sa 50ème réincarnation.
Bref venons en directement au but, et mettons nous dans la peau des scénaristes, qui ont du être au nombre de 27 et étant donné les revirement étranges ou les idées qui tombent à l’eau on se dit que certains ont certainement quitté le navire en route pour ne pas avoir cette tache sur leur cv.
Prenons le plus simple, le titre. Il s’agit d’un film d’horreur, et notre Jennifer, qui est quand même l’argument n°1 du film, se retrouve dans le film transformé par un groupe de « rock » pseudo gothique et vraiment pas crédible, en une créature « mort vivante » qui doit se nourrir des lycéens du coin. Sachant déjà que le scénar cassait pas des briques, ils se sont demandé comment attirer le chaland, donc y en a un qui a du dire après la 10ème tournée de ti-punch « ouais de toute façon ils sont venus que pour mater le corps de jenny » et y en a un qui a noté ça sur un coin de nappe en disant que c’était vendu.
Le film commence, après un coup de flash back, par une scène où l’on parle d’une mystérieuse fontaine censée être paranormalement démoniaque étant donné que tout ce qui tombe dedans ne remonte jamais. On se dit donc que c’est un moment clef, plein d’intrigues et que ça reviendra dans le film. Ben non. En fait ils nous racontent ça sinon le film durait seulement 1h25 et qu’après ça allait faire court métrage.
On poursuit donc avec l’héroïne, qui est la super pote de Jennifer, dont l’amitié ne se nourrit pas de grand chose vu qu’en fait J est une vraie garce avec elle et qu’elle lui pourri constamment la vie. Néanmoins ça l’empêche pas de foutre carrément en l’air ses soirées romantiques pour aller se coltiner les remarques d’un gout scabreux de J… On se retrouve donc avec deux personnages opposé, qui en temps normal passeraient leur temps à fabriquer des poupées vaudous l’une de l’autre, mais qui là sont inséparables !
Donc Jennifer se transforme en créature semi-vampire semi-succube, on imagine encore la grosse hésitation des scénaristes qui ont voulu partager ça à pile ou face et qui ont eu le malheur de faire une grosse tranche. Comme ils ont voulu faire un film gore, ils lui font parfois faire vomir 4 hectolitres de sang épais, sans réelle explication. On peut penser à la théorie d’une quelconque vidange, au moins le cas échéant on se dira qu’ils ont au moins inventé quelque chose. En tout cas comme super pouvoir ça le fait moyen, et surtout pour ravoir le lino c’est plutôt galère.
Bref J. va se payer quelques tranches d’étudiants, en les attirant dans des décors plus délabrés les uns comme les autres, mention spéciale à la maison de « la meilleure amie » qui a l’air de ne pas avoir été habitée depuis 160 ans, et qui a certainement oublié de payer ses factures edf. Ou la piscine abandonnée qui s’est transformé bizarrement en marécage amazonien.
La meilleure amie, quelque peu inquiète au sujet de J, devine grâce à la bibliothèque de la fac, en trente secondes au rayon occultisme (encore un passage bien crédible) qu’en fait ben elle est possédée par le mal etc. Et que son point faible tenez vous bien, c’est le cœur, et non le genou droit comme vous auriez pu être amené à penser.
Donc voilà on se dit qu’elles vont bien se mettre à se crêper le chignon, et au terme d’un combat titanesque (bon d’accord c’est une pauvre bagarre sur un lit). J. lévite un peu pitoyablement comme dans l’exorciste, on s’attend même presque à la fameuse réplique « ta mère…. » mais ça aurait presque été de trop bon goût étant donné le côté sheakspearien des dialogues précédents (on a l’impression, sans rire, que le type qui a écrit les dialogues est différent à chaque scène).
Au terme d’une mêlée épique la meilleure amie arrache leur pendentif qui représente leur amitié, on se dit que c’est un symbole pas super profond car de toutes façons elles peuvent plus trop se saquer. Et ben NON ! En fait notre vampire-succube-goule perd du coup « logiquement » tous ses pouvoirs, et retombe terriblement d’un mètre cinquante sur son matelas, et semble en souffrir terriblement, en même temps peut être qu’elle s’est pris un ressort qui chicanait. Puis bon cutter dans le cœur on en parle plus. Là on se dit « bon tout est bien qui fini bien ». Et ben NON TOUJOURS PAS ! A la fin dans un élan de folie notre meilleure amie décide comme bouquet final d’aller venger sa « pote » !
Je pense que ce film est en lui même une sorte de malédiction, une torture mentale, comme si le grand schtroumph et gargamel se mettaient tout d’un coup à éprouver l’un pour l’autre une amitié déchirante digne des plus grands épisodes des chevaliers du zodiaque.